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Rip Curl Présente 'Free Scrubber' avec Tom Curren

28 janvier 2021

Tom Curren va au bout de sa folie au mexique

Rip Curl HQ, Torquay, Australie: Au début de 2020, lorsque le monde se confinait au début de la pandémie de Covid-19, Rip Curl a appris que Tom Curren@curfuffle se rendait au Mexique avec son vieil ami Buggs Arico pour surfer et éviter le bordel qui se déroulait aux États-Unis. Maladie, émeutes, protestations - un foyer d'émotion et de confusion. Comme d'habitude, Tom s'est tourné vers l'océan poNous ne savions pas trop où cela mènerait. Peu de temps après, ils nous ont fait savoir que le photographe@andypotts se rendrait également là-bas et qu'il filmerait tout ce qui se passait sur une période de 6 semaines - même si cela aurait pu être plus long - car personne ne comptait vraiment alors que les vagues se mélangeait dans les jours et les jours se mélangeait dans les vagues

Buggs possède le Punta Conejo Resort au sud de la frontière@puntaconejoresort et ce serait un endroit fantastique pour se cacher: surfer et faire de la musique au fil du temps dans un monde qui tourne sans que le trio s’en soucie.

Au cours de la période, Rip Curl a eu des contacts sporadiques avec l'équipe, parfois d'Andy essayant de rentrer à la maison et de revenir en Australie et de revenir aux États-Unis (c'est une histoire pour une autre fois), d'autres fois de Tom lui-même pour nous souhaiter bonne chance quand les choses se présentaient incertaines et pour parler surf.

Nous savons que Tom a beaucoup travaillé sur les planches, la conception des dérives, basculant entre un nouveau modèle Channel Islands Twin Fin et son carquois de vaisseaux spatial skimboard en utilisant les longs point break comme laboratoire pour le flow. Il a également joué beaucoup de musique, dont une grande partie apparaît dans le film.

Le solo de clavier «Buggsy’s Nose Ding Lament» est un classique; et il a écrit le "Free Scrubber Theme", un morceau de jazz, de fusion et d'électro lors du grand jour de vagues à la fin du film à son retour aux USA. Des chansons qui résonnent dans votre tête lorsque vous surfez après avoir regardé le film. D'autres artistes Israéliens Chicks, Mylee Grace et les Goons of Doom s'intègrent parfaitement dans le mix.

Le film qui en résulte "Free Scrubber" - qui a été mis en place par @vaughandeadly et @nickpollet – rassemble tout cela d'une manière à laquelle personne n'aurait pu s'attendre. En parlant avec Andy, il est devenu clair que l'histoire de leur temps ne pouvait pas être racontée de manière documentaire ou linéaire. C’était trop à attendre, trop difficile à expliquer «si vous n’étiez pas là, vous ne le sauriez jamais». Donc, avec sa bénédiction, nous avons pris les images et les avons données aux gars pour créer «Free Scrubber», un film de surf, une comédie ratée, un film de copain, une partie Search Trip tout en un.

La seule obligation était de faire exploser le mythe lors de l'intro, de montrer le sens du fun et de l'irrévérence chez Tom et de ne pas couper les vagues - laissez le surf couler du début à la fin - des images de drone de classe mondiale d'Andy mettant en évidence l'approche de Tom. Nous leur avons donc envoyé deux disques durs contenant du contenu et leur avons dit «Allez-y…»

Dans la foulée de notre collaboration 2020 sur «Postcards From Morgs», nous espérons que vous l'apprécierez.

Ci-dessous les mots de Sean Doherty, le rédacteur en chef de Surfing World qui explique la manière dont Vaughan a créer «Free Scrubber» pour Rip Curl.

Le montage d’un grand film sur Tom Curren doit faire deux choses

D'abord, le laisser surfer. On ne touche pas au génie de l’homme et de sa planche de surf. On le met sur une droite, on laisse tourner la caméra et on s'en va. Ensuite, arrêter de le chercher. Depuis des décennies, les réalisateurs (et le reste du monde) essaient de dépeindre une sorte d'image représentative de Curren, l'homme, le surfeur... mais Curren les défie à chaque fois. Il semble maintenant jouer avec eux, en créant une caricature de lui-même. Soit il est impossible à rencontrer, impossible à interviewer, soit il débarque un jour de brume sur un skimboard de fortune maintenue par du gaffer. Partir métaphoriquement à la recherche du surfeur dans Searching for Tom Curren est aujourd'hui une perte de temps. Il ne veut clairement pas qu'on le trouve. Pour cela, il faut connaître l’astuce. Si vous n’avez pas l’intention de le chercher, alors peut-être, j’ai bien dit peut-être, pourrez-vous l’apercevoir. Le meilleur moyen de trouver Tom Curren est de ne pas le chercher. Cette histoire nous amène au Mexique, l'année dernière.

Alors que la pandémie fait des ravages à travers la Californie, Curren part vers le sud, à Salina Cruz, avec Buggs Arico, son copain de longue date qui possède un resto là-bas. Peu après leur arrivée, le Mexique ferme sa frontière et les Federales locaux chassent tous les surfeurs gringos de la ville...tous, sauf Tom et Buggs. Ils restent trois mois là-bas, seuls surfeurs de la ville, les vagues de Salina Cruz pour eux seuls. Ils sont accompagnés par le réalisateur australien Andy Potts, qui, à part ses caméras, n’a rien prévu. Mais un tournage à huis clos avec Tom Curren pendant trois mois sur une plage mexicaine est une opportunité qui ne se refuse pas. Les caméras tournent.

Plus tard dans l'année, deux disques durs anonymes arrivent dans le courrier de Rip Curl et sont transmis au réalisateur Vaughan Blakey. Les images filmées au Mexique lui retournent le cerveau. Son premier réflexe est de ne rien faire, de diffuser les images telles quelles. « On aurait pu se contenter de diffuser les images comme ça et ça aurait été un film inoubliable », déclare-t-il. « Quand on sait qui est Curren, ça aurait été tout à fait logique. » Au lieu de cela, Blakey s'attelle à la tâche intimidante de monter un film avec Tom Curren, tâche d’autant plus intimidante lorsque l’on sait qu’il n’a jamais rencontré Curren. « Le plus étrange, c’est qu’après avoir travaillé pendant 25 ans pour des magazines de surf, parmi tous les surfeurs, il y a seulement deux types que je n’ai jamais rencontrés : Ross Clarke-Jones et Tom Curren. Quand j'ai commencé à travailler à Waves, Curren était déjà en train de tourner Litmus avec Ank et Frank. Il avait déjà disparu. »

Tournés alors que Curren quitte la scène dans les années 90, à l’apogée de sa célébrité, des films comme Litmus et Searching For Tom Curren, aujourd’hui devenus cultes, pèsent lourd. Ces premières séquences de Curren en train de surfer lui ont construit une image emplie de révérence et de mystère. Mais ce genre de films n'est pas la spécialité de Vaughan Blakey. Ses films de surf assument leur absurdité depuis l’époque où Kelly Slater jouait Groovy Avalon, et il est devenu maître des films de surf à l’humour puéril. Alors que faire de ça ? Une comédie sur Curren ? Curren peut être hilarant, mais son humour est tellement pince-sans-rire et difficile à saisir qu’il est presque impossible de le détecter dans la vraie vie, encore moins de le capturer à l’écran. Les images d’Andy sont un mélange de film d’action sur le surf et d’étranges scènes de cinéma-vérité, où Tom s’échappe sur des planches qu’il a modifiées en récupérant des pièces détachées traînant çà et là. Du Tom tout craché. Si la caméra s’approchait, il arrêtait tout ce qu’il était en train de faire. Andy a dû filmer des moments à la dérobée, mais au fil de ces trois mois, la caméra s’est faite moins intrusive, et Curren a vaqué à ses occupations quotidiennes comme si personne ne l’observait. Sous le soleil de plomb mexicain, les choses sont devenues à la fois géniales et bizarres.

"Oh, it’s bent, mate. It’s bent. It’s so bent it can see the back of its own head!”

Chargé de faire quelque chose à partir de ces images, Blakey peut monter un autre film sérieux sur Curren, ou suivre Curren au bout de sa folie et créer quelque chose d'incroyablement brillant. Choisir d’embrasser l’étrangeté dans toute sa splendeur. C'est ce qui a donné Free Scrubber. « Sur les images que je regardais, tout était tellement dingue. Tout me faisait penser à un projet de David Lynch. C'était du David Lynch, mec. Mais en même temps, je ne sais pas, c’était aussi une super comédie entre potes comme The Blues Brothers, mais avec Tom et Buggs. Ils me faisaient penser à un couple bizarre qui vivait isolé et qui faisait des trucs délirants. C'était complètement hilarant. »

Chargé de faire quelque chose à partir de ces images, Blakey peut monter un autre film sérieux sur Curren, ou suivre Curren au bout de sa folie et créer quelque chose d'incroyablement brillant. Choisir d’embrasser l’étrangeté dans toute sa splendeur. C'est ce qui a donné Free Scrubber. « Sur les images que je regardais, tout était tellement dingue. Tout me faisait penser à un projet de David Lynch. C'était du David Lynch, mec. Mais en même temps, je ne sais pas, c’était aussi une super comédie entre potes comme The Blues Brothers, mais avec Tom et Buggs. Ils me faisaient penser à un couple bizarre qui vivait isolé et qui faisait des trucs délirants. C'était complètement hilarant. »

BMais comme dans un film de Lynch, il y a aussi une ambiance troublante. Toute la scène à Salina Cruz était déjà un peu dérangeante. Pour commencer, la ville était vide, aucun surfeur. La pandémie avait chassé tous les gringos. Il y avait aussi des tensions avec les habitants, qui n’étaient pas ravis de les voir là. Mais la nature dérangeante du film vient en grande partie du fait que l’on ne comprend rien à ce qui se passe.

« Qu'est-ce qui se passe sur ces images ? Est-ce que tu trouverais ça drôle ? Est-ce que tu serais emballé, ou est-ce que tu te dirais, merde, c’est un peu dérangeant quand même ? On n’a aucune idée de ce qui se passe réellement. »

Le résultat final est à la limite de la folie. « Et c’est ce que j’ai ressenti pendant tout le film. Qu'est-ce que je suis en train de regarder ? Qu'est-ce qui est en train de se passer ? Il y avait un bon équilibre entre un humour décapant et une grande absurdité. » Blakey comprend alors ce qu’il doit faire. Un bon film sur Curren doit poser plus de questions sur lui qu'il ne donne de réponses.

Les images de surf du film, en revanche, reflètent la vérité. « Les vagues sur lesquelles il surfe sont des droites si belles et ludiques, et son surf... Je pense que certains de ses virages dans le film sont identiques à des virages qu’il faisait quand il était jeune, avec tout autant de rapidité et de vivacité, avec le même positionnement et la même légèreté. Il a l’air tellement vif, c’est incroyable. En regardant Curren, tu peux t'y voir : si t’as plus de 40 ans, tu peux quand même t'imaginer un bel avenir dans le surf. Alors qu'avec Kelly... personne ne peut vraiment s'identifier. C'est presque comme si on se disait, “mais à quoi ça sert de travailler aussi dur ?” Mais dans le surf de Curren, pour nous tous, il y a comme une évidence. Il nous donne la permission de ne pas faire trop d’efforts. Tu peux surfer sur une vague et rester là à profiter de la glisse en faisant comme si c’était le truc le plus naturel du monde ».

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